dimanche 30 novembre 2008

Ahmadinejad s'en prend encore à Israël

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a renouvelé aujourd'hui ses attaques contre Israël, prédisant la fin du "régime sioniste" lors d'une conférence à Doha.

"Tout en exprimant ma sympathie pour les Palestiniens et en mettant en garde les criminels sionistes professionnels, j'annonce que le régime sioniste touche à sa fin et que davantage de crimes ne pourront le sauver", a lancé le président iranien lors d'une conférence sur le financement du développement, dans un discours retransmis par la télévision iranienne. "Dans un avenir proche, les concepts d'agression et de sionisme seront rayés de la carte", a-t-il ajouté.

Téhéran ne reconnaît pas Israël et les tensions entre les deux pays ont redoublé depuis l'élection de Mahmoud Ahmadinejad en 2005. Il a répété à plusieurs reprises qu'Israël devait être rayé de la carte et a qualifié l'Holocauste de "mythe".

Israël, qui accuse l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire, n'exclut pas l'option militaire pour mettre un coup d'arrêt au programme nucléaire de l'Iran. Téhéran assure que ce programme a des objectifs purement pacifiques.



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mercredi 26 novembre 2008

Dix personnes, dont une femme, pendues à Téhéran pour meurtre

Dix personnes, dont une femme, ont été pendues pour meurtre mercredi matin à la prison d'Evine de Téhéran, a rapporté l'agence semi-officielle Fars.

"Dix personnes ont été pendues ce matin à la prison d'Evine pour meurtre", a déclaré le magistrat chargé de l'application des peines, seulement identifié comme le juge Jaberi, cité par Fars.

Il a ajouté que parmi elles figurait une femme, condamnée à mort pour "avoir tué son mari avant de couper son corps en petits morceaux".

Selon des associations de défense des droits de l'homme, Fatemeh Pajouh, qui avait contracté un mariage provisoire avec cet homme, avait tué son mari parce qu'il avait violé sa fille de 14 ans.

Le mariage provisoire, autorisé par l'islam chiite, est un contrat limité dans le temps entre un homme et une femme dont les conditions sont fixées par les deux parties.



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L'Iran lance avec succès une nouvelle fusée spatiale

L'Iran a procédé avec succès au lancement de sa deuxième fusée spatiale, Kavoshgar-2, annonce mercredi la télévision iranienne. "Après avoir accompli avec succès ses missions, la fusée Kavoshgar-2 est retournée sur terre avec un parachute spécial au bout de 40 minutes", a expliqué le commentateur de la télévision, sans donner plus de détails.

L'Iran avait annoncé le lancement réussi le 4 février dernier de sa première fusée spatiale, Kavoshgar-1, qui aurait atteint une altitude de 200 km. Cette annonce avait été accueillie avec un certain scepticisme dans de nombreux pays occidentaux, la France affirmant par exemple que l'engin, qui semblait dérivé du missile balistique Shahab-3, "ne disposait pas de capacités extra-atmosphériques". La frontière entre l'atmosphère et l'espace se situe à une altitude de 100 km.

Selon le site internet de la télévision d'État, Kavoshgar-2 est composée de trois parties : un lanceur, un laboratoire spatial et une section récupérable. "Le laboratoire spatial a pour objectif de tester le climat spatial et de faire des expériences." La télévision iranienne a évoqué un "succès qui renforce la confiance et la fierté nationale" grâce au "retour sur terre de la partie prévue et son atterrissage sain et sauf, ce qui est une première en Iran."

vous pouvez voir le vidéo ici.


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Que doit faire la nouvelle administration avec l'Iran ? Les experts n'ont pas la réponse

Que faire du dossier iranien ? Dans l'atmosphère de changement qui règne à Washington, les cercles de réflexion tiennent colloque sur colloque. Pendant des années, l'essentiel du débat a tourné autour des frappes militaires, "entre ceux qui pensaient qu'on devrait parler d'abord aux Iraniens et ceux qui pensaient que ce n'était même pas nécessaire", résume James Dobbins, ex-envoyé spécial de l'administration Bush en Afghanistan.

Avec l'élection de Barack Obama, c'est "le candidat du dialogue" qui "a prévalu", note-t-il. "Il y a maintenant une dynamique forte" en faveur de négociations inconditionnelles avec Téhéran, ajoute Goli Fassihian, du Conseil national iranien-américain (NIAC). Même si Hillary Clinton devient secrétaire d'Etat, la question n'est plus de savoir s'il faut parler mais quand, comment et avec qui. Le ton est tout sauf menaçant. "Quand un vice-ministre israélien a parlé d'attaque, il y a quelques mois, le prix du baril a augmenté de 11 dollars, dit Karim Sadjadpour, du Carnegie Endowment for International Peace. Lorsqu'on les menace, on les aide à réduire le coût de leur programme nucléaire. Et c'est 1 million de plus pour le Hezbollah."

Quand Barack Obama prendra ses fonctions le 20 janvier, les Iraniens seront à quelques semaines du 30e anniversaire de leur révolution (le 11 février). Les analystes ont beau relire ses déclarations, ils n'y voient pas d'indication très concrète de ses orientations. Pendant la campagne, il a affirmé aussi bien qu'il n'hésiterait pas à faire usage de "tous les éléments de la puissance américaine" que proposé de rencontrer le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, sans conditions (ce qu'il a affiné ensuite en rencontre avec "le dirigeant iranien approprié, à un endroit et un moment à (sa) convenance, si et seulement si cela peut faire avancer les intérêts des Etats-Unis").

L'Iran doit tenir une élection présidentielle en juin 2009. Faut-il engager le dialogue avant ? "Je ne commencerais pas quelque chose de substantif maintenant, dit Karim Sadjadpour. Tout grand geste avant juin 2009 risque d'aider Ahmadinejad." Joseph Cirincione, l'un des conseillers "informels" de Barack Obama sur les questions de prolifération, recommande lui aussi "d'attendre, de ne pas se précipiter. Il ne faut pas qu'Ahmadinejad tire le bénéfice des négociations".

INTÉRÊTS COMMUNS

Ce n'est pas l'avis de tous. "Barack Obama se trouve devant un dilemme, explique Clifford Kupchan, spécialiste de l'Iran au groupe Eurasia, une firme privée de conseils stratégiques. Comme l'a montré la semaine dernière le dernier rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique, l'Iran avance vite. Ce serait une erreur d'attendre que les élections soient passées. A chaque fois qu'on a essayé de parier sur une élection iranienne, rien n'a abouti. Il faut nommer un envoyé spécial pour l'Iran et si une personnalité plus modérée est élue en juin, tant mieux." Le "grand bargain", l'idée d'un grand marchandage qui permettrait de mettre tous les contentieux sur la table, ne paraît pas à l'ordre du jour. "Après trente ans d'absence de relations, je n'y crois pas, dit M. Sadjadpour. Il faut d'abord des mesures pour établir la confiance." Celles-ci porteraient sur les dossiers d'intérêts communs : l'Irak, l'Afghanistan, la lutte contre le trafic de drogue. Le premier pas devrait être l'ouverture d'une section d'intérêts américaine à Téhéran, un geste que l'administration Bush avait étudié cet été. Pour James Dobbins, l'administration Obama devrait aussi lever toutes les restrictions qui empêchent les diplomates américains et iraniens de se parler, que ce soit à Bagdad, Kaboul, Vienne ou New York. "Le dialogue produit des informations, sinon des résultats", explique-t-il.

Joseph Cirincione pense qu'il ne faut pas être obsédé par le dossier nucléaire. "Il faut commencer les rencontres, écouter, établir ensemble l'agenda. Cesser de faire du nucléaire la question centrale parce que c'est la plus antagoniste, avec Israël", déclarait-il le 18 novembre dans un forum. Selon M. Kupchan, les experts constatent qu'il devient difficile "d'empêcher l'Iran de devenir une puissance nucléaire. Ce dont il est question maintenant c'est de roll back, c'est-à-dire comment amener une puissance nucléaire à renoncer à sa capacité". La question fondamentale, dit-il, est de savoir "si Israël et les Etats-Unis peuvent vivre avec un quelconque programme d'enrichissement iranien ou pas. Je ne sais pas si les gens, chez Obama, connaissent la réponse".

Quid des négociations sous l'égide des Européens ? Des sanctions ? Elles sont à peine mentionnées. "Les Iraniens en ont assez de discuter avec un sous-traitant des Etats-Unis", dit M. Kupchan. La négociation est-elle morte ? "Peut-être pas. Mais en survie artificielle", répond M. Cirincione. "Les Européens seront peut-être vexés, dit M. Dobbins. Mais si le problème est résolu, ils seront probablement contents."

Corine Lesnes


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Chavez critique Obama sur l'Iran

Le président vénézuélien Hugo Chavez a qualifié aujourd'hui d'"irrespectueux" et de "très mauvais signaux" des déclarations sur l'Iran du président américain élu Barack Obama, qu'il a par ailleurs invité à retirer les troupes américaines d'Irak et à lever le blocus de Cuba. Peu après sa victoire à la présidentielle du 4 novembre, M. Obama avait estimé "inacceptable" la fabrication d'armes nucléaire par l'Iran.

Cette déclaration "a été irrespectueuse, (Barack) Obama n'a pas été capable de sortir du cliché, il a parlé comme (le président sortant George W.) Bush. Ce sont de très mauvais signaux", a déclaré lors d'une conférence de presse M. Chavez, qui a récemment resserré les liens entre Caracas et Téhéran.

Le président Chavez, bête noire de Washington en Amérique latine, entretient des relations tendues avec l'administration Bush, qui ont tourné à la crise diplomatique en septembre quand il a ordonné l'expulsion de l'ambassadeur américain au Venezuela.

M. Chavez a aussi fait référence à la promesse électorale de M. Obama de retirer les troupes américaines d'Irak, estimant que ce serait un test pour savoir "par où va Obama". Il l'a appelé à "respecter ses bonnes intentions" notamment celle de fermer la prison de Guantanamo, l'invitant en plus à restituer cette emprise américaine à Cuba, où elle est située.



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Peine de mort contre 3 espions

La peine de mort sera requise contre trois Iraniens ayant mené des activités d'espionnage au profit d'Israël, a déclaré le procureur général de Téhéran, Saïd Mortazavi, cité aujourd'hui par l'agence Isna.

Le procureur se référait aux membres d'un "réseau" dont le général Mohammad Ali Jafari, chef des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime islamique, avait annoncé lundi le démantèlement.

"Le parquet va demander la peine de mort pour les trois espions qui sont Iraniens", a affirmé M. Mortazavi.

Selon lui, les trois accusés "avaient reçu à Tel Aviv une formation pour commettre des attentats, des assassinats, conduire des motos, utiliser des caméras spéciales et des ordinateurs".



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dimanche 23 novembre 2008

Un Iranien pendu pour espionnage au profit d'Israël

TEHERAN (Reuters) - Un homme d'affaires iranien a été pendu il y a cinq jours après avoir avoué s'être livré à des activités d'espionnage militaire pour le compte d'Israël, apprend-on samedi de source judiciaire à Téhéran.

Ali Ashtari, qui était âgé de 43 ans, dirigeait une société vendant du matériel de communication et des équipements de sécurité au gouvernement iranien.

Il avait été arrêté fin 2006 après avoir travaillé selon ses accusateurs trois ans durant pour le Mossad et été condamné à mort en juin dernier. Israël, qui accuse l'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique, avait à l'époque dit tout ignorer de cet homme.

Selon un communiqué de l'institution judiciaire de la République islamique, Ashtari possédait un "équipement spécial" pour contacter le Mossad, qu'il avait obtenu en se rendant à des salons à l'étranger.

"Cet espion a aussi avoué que des agents du Mossad lui avaient fourni les noms de certains directeurs et experts d'installations militaires sensibles afin de les convaincre de voyager à l'étranger et de rencontrer des Israéliens", ajoute le communiqué.

L'agence iranienne de presse Irna rapporte par ailleurs samedi qu'un groupe de quatre "terroristes" recourant à "des "équipements et des méthodes sionistes" et projetant des assassinats avait été arrêtés dans l'ouest de l'Iran.

Parisa Hafezi, version française Marc Delteil



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